— N’exagérons rien.
— On me l’a dit, et je suis sûre que c’est vrai.
— Je veux bien que cela soit, si cela te fait plaisir.
— Méchant ! Tu penses que ça nous fait plaisir ! Je vais même te donner un détail pour te montrer à quel point Florentin s’intéresse à toi. Sais-tu de quoi nous avons parlé hier soir ? D’un mariage, d’un mariage superbe, la fille d’un magistrat, un ami de Florentin, qui possède tout un canton dans le Périgord.
— Très bien, très bien, ça va, ça va !
— Ne dis pas : ça va, avant d’avoir vu la jeune fille…
— Et le canton. Je ne veux pas d’un pauvre petit canton, avec sept ou huit communes.
— Papa, dit-il à M. Langrevin qui entre, que d’événements depuis hier ! Cécile vient de m’annoncer mon mariage… Oui, un mariage extraordinaire… Des kilomètres carrés dans le Périgord. Seulement, je ne lui ai pas dit que j’étais engagé… Oui… avec quelqu’un qui ne possède rien dans le Périgord !
— Quel type ! dit Cécile. On ne sait jamais s’il parle sérieusement ou s’il plaisante.
— Moi non plus, dit Marcel, rêveur, moi non plus, je ne le sais pas. Quelquefois, je crois que je plaisante, et je parle très sérieusement.