[16] Peuples divisés en six tribus et qui occupaient, au sud-ouest de la Chine, un pays considérable, que représente à peu près de nos jours la province de Yun-Nan.

[17] Au temps des Tang, il existait, au sud de l'Empire, un royaume de Ho-Ling, soumis à la Chine et qui se trouvait compris dans ce qui forme aujourd'hui la province dont Canton est la capitale.

[18] Nom que l'on donne au palais occupé par les académiciens (Han-Lin), institués par ce même Hiouan-Tsong, parce qu'il était contigu à celui des empereurs, nommé Palais des clochettes d'or.

[19] On sait que les Chinois se servent de bâtonnets an lieu de cuillers pour manger.

[20] Dans les Nouveaux Mélanges Asiatiques, de Remusat, vol. 1er, page 252, on lit: «L'an 638 de J.-C., il vint de Perse un tribut, et les envoyés qui l'apportèrent offrirent de plus un serpent (lézard) vivant, ... qui pénétrait dans les trous pour y prendre les rats.»

[21] Une histoire du temps des Tang parle d'un petit chien long d'un pied et haut de six pouces, envoyé par le roi des Ouigours, qui guidait des chevaux en portant devant eux une lanterne. Ici ce présent est attribué à l'ambassade romaine (Fou-Lin).

[22] Peuples de famille Ouigour, établis au 8.e siècle, au sud du lac Baikal.

[23] Il y a dans le texte: «Dans d'autres temps, il noua l'herbe. Cette expression proverbiale est empruntée au Tso-Tchouen, et voici le fait tel qu'il est rapporté, livre 3, folio 55 de cette chronique.

Oey-Tcheou (nommé aussi Wou-Tse), avait une concubine favorite qui ne lui avait point donné d'enfants. Il tomba malade et recommanda cette femme à son fils Oey-Ko, dans le cas où il viendrait à mourir; puis, sa maladie s'étant aggravée, il changea d'avis et exigea que son héritier la fît périr à sa mort. Le vieux prince expira peu de temps après, et Oey-Ko se chargea de la concubine de son père. «La souffrance avait égaré sa raison, pensa-t-il, ainsi donc je suivrai les premières recommandations qu'il m'a laissées.»

Dans la suite (cette femme était vivante encore) Oey-Ko attaqua le roi de Tsin, nommé Tou-Wei, et il était serré de près par lui, lorsqu'il aperçut sur ses talons un spectre qui nouait l'herbe pour faire tomber l'ennemi acharné à sa poursuite. En effet Tou-Wei s'embarrassa le pied et fit une chute. La nuit suivante, Oey-Ko vit en songe cette même apparition qui lui dit: «Je suis le père de la concubine sauvée; vous avez eu égard non aux dernières paroles, mais aux premières recommandations de votre père, et vous n'avez pas fait périr ma fille: j'ai noué l'herbe sous les pas de votre ennemi, afin de vous témoigner ma reconnaissance d'un si grand service.»