[5]

Sa femme et ses enfants examinèrent longuement ce

débris du père, tâtant les doigts, enlevant les brins de sel

restés sous les ongles; puis on fit venir le menuisier pour

un petit cercueil.

Le lendemain l'équipage complet du chalutier suivit

[10]

l'enterrement du bras détaché. Les deux frères, côte à

côte, conduisaient le deuil. Le sacristain de paroisse

tenait son cadavre sous son aisselle.