Mes camarades m'avaient en vénération, et nos officiers

supérieurs, qui changeaient sans cesse, me regardaient

comme un fléau dont on ne pouvait se délivrer.

«Pour moi, je suivais tranquillement (ou plutôt fort

tumultueusement) ma carrière de gloire, lorsqu'on nous

[5]

envoya au régiment un jeune homme riche et d'une famille

distinguée. Je ne vous le nommerai pas. Jamais il ne

s'est rencontré un gaillard doué d'un bonheur plus insolent.