de son effroi.
Lorsqu'elle fut un peu reposée et rassurée, elle s'agenouilla
devant Mahmoud-Ben-Ahmed et lui raconta son
[15]
histoire en fort bons termes: «J'étais esclave dans le
sérail du riche Abu-Becker, et j'ai commis la faute de
remettre à la sultane favorite un sélam ou lettre de fleurs
envoyée par un jeune émir de la plus belle mine avec qui
elle entretenait un commerce amoureux. Abu-Becker,
[20]