[139] Carmina Pacifici Maximi, poetæ Asculani (Parmæ, apud Galeatium Rosatum, Superiorum consensu, 1691, in-4o).

[140] Notons à ce propos ce qu’il dit des pratiques de sorcellerie, des envoûtements, des conjurations et surtout de ces fameux poisons alors très employés en Italie, qui tuaient un homme, pour ainsi dire, à jour fixe, et dont on fait ordinairement honneur à la scélératesse des Borgia:

J’ai des poisons tels que, si on boit, d’enflure

Ni de pâleur livide ils ne marquent les cadavres.

Le jour par toi fixé, l’homme mourra; diffère d’un an,

Cette année-là pour sûr comptera une mort.

(Hecat. IV, IV.)

On voit que, lorsque Alexandre VI et César Borgia usèrent un peu plus tard de ces toxiques surprenants, ils n’avaient rien inventé et suivaient tout bonnement d’anciennes traditions. Si personnelles que soient la plupart des Élégies, elles ne laissent pas d’être de temps à autre d’intéressants tableaux de mœurs. Quelques auteurs ont cité la deuxième du IIIe livre, A Priape, comme une preuve décisive de l’existence de la vérole, avant la découverte de l’Amérique; cette conjecture n’est pas fondée. La maladie Vénérienne, dont le poète se plaint, et dont il obtient la guérison à l’aide d’une simple prière, n’a aucun des caractères distinctifs de la syphilis.

[141] G.-B. Vermiglioli, Poesie inedite di Pacifico Massimi.

[142] La Chanson de la Figue, ou la Figuéide de Molza, commentée par Annibal Caro (XVIe siècle). Traduit en Français pour la première fois, texte Italien en regard. Paris, Liseux, 1886, in-8o.