LE GOUVERNEUR.
Pour vous, et de la part d'un père qui vous aime,
J'apporte cet écrit qu'il remit à ma foi.
Lisez.
LE COMTE.
Eh! lis toi-même;
D'un chevalier est-ce l'emploi?
LE GOUVERNEUR, lisant.
«La croisade est finie,
Et dans notre patrie
Tous nos preux chevaliers vont bientôt revenir.»
TOUTES LES FEMMES, avec joie.
La croisade est finie,
Et dans notre patrie
Tous nos maris vont enfin revenir.
LE GOUVERNEUR, lisant.
«Mon fils, pour mieux fêter des guerriers que j'honore,
Je veux qu'auprès de moi vous brilliez à ma cour….
Mais venez… hâtez-vous; car la deuxième aurore
Peut-être dans ces lieux les verra de retour.»