(Toutes les dames s'enfuient en poussant un grand cri. Isolier va souffler la lampe qui est sur le guéridon, puis, s'enveloppant du voile que la comtesse vient de quitter, il se place sur le canapé, et fait signe à la comtesse de s'approcher de lui.)

SCÈNE X.

ISOLIER, assis sur le canapé; LA COMTESSE, debout, s'appuyant près de lui; LE COMTE, sortant de sa chambre.

(La nuit est complète.)

TRIO.
LE COMTE.

A la faveur de cette nuit obscure,
Avançons-nous, et sans la réveiller,
Il faut céder au tourment que j'endure;
Amour me berce, et ne puis sommeiller.

ENSEMBLE.
LA COMTESSE.

Ah! sa seule présence
Fait palpiter mon coeur;
La nuit et le silence
Redoublent ma frayeur.