Allons, femme, pique ta longue aiguille dans la soie rouge du métier, et apporte ici mes armes guerrières.
Croise toi-même sur mes reins les deux larges sabres, et qu'on voie leurs poignées tranquilles dépasser mes épaules.
Et pendant que, tenant fièrement ma lance, ma lance dont la pointe claire fait de si souriantes blessures aux vaincus,
Pendant que, ma lance à la main, je te regarde agenouillée près de moi,
Accroche à ma ceinture l'arc souple d'où s'élanceront bientôt mille flèches sifflantes qui, décrivant dans l'air une courbe gracieuse, iront se fixer en frémissant dans la chair sanglante.
Et maintenant tremble et éloigne-toi, car voici le visage terrible que j'offrirai aux ennemis!