D'un côté je vois la forêt veloutée, de l'autre les montagnes gracieuses, poudrées par la neige et à qui le soleil met du rouge.
Et je regarde aussi la marche lente des nuages, et je m'en reviens, poursuivi par l'éclat de rire des corbeaux,
M'asseoir devant la feuille de papier qui demeure blanche sous mon pinceau.
LE POËTE MONTE LA MONTAGNE
Enveloppée de brouillard
Selon Sou-Tong-Po.
Je monte sur cette haute montagne; le poil noir de mon cheval est jauni par la maladie.
Le chagrin a aussi couvert mes joues maigres d'une teinte jaune, et je monte tristement la montagne.