[73] Ce lazzi se retrouve dans une autre pièce de l'époque, inspiré par un fait tout différent. «Une autre vieille, dit l'Hermite Valérien, racontoit au curé qu'elle avoit ouy dire au marché que M. le connestable alloit canoniser la Rochelle avec cent canons. La simplicité de cette femme me fit rire, voyant qu'au lieu de canonner, elle disoit canoniser.—Recueil des pièces les plus curieuses faictes pendant le règne du connestable M. de Luynes, Paris, 1632, in-8, p. 310.

[74] «La reyne fit la despense des artifices qui jouèrent sur le haut de l'église des Carmes deschaussez de Paris.» Le Mercure françois, t. 7, p. 409.

[75] L'un des ajustements à la mode que les bourgeoises ne devoient pas se permettre: «le col garny d'affiquets, de colet à quatre ou cinq estages d'un pied et demy, pour monter au donjon de folie, etc.» La Mode qui court à présent, etc., Paris, s. d., in-12, p. 8.

[76] V. plus loin, p. 114.

[77] Les plaintes étoient fréquentes alors contre la façon incorrecte dont les livres étoient imprimés; on peut lire notamment à ce sujet un passage du Perroniana, 3e édit. in-12, p. 168.

[78] Si le cardinal de Guise, archevêque de Reims, n'étoit mort à Saintes le 21 juin 1621, c'est-à-dire un an avant que ceci dût être écrit, je croirois volontiers que l'auteur des Caquets a voulu ici parler de lui. C'étoit en effet le prélat le plus coquet et le mieux frisé du royaume. Tallemant le prouve par cette anecdote: «Un jour que le dernier cardinal de Guise, qui étoit archevêque de Reims, vint fort frisé dîner chez M. de Bellegarde..., Yvrande alla dire tout bas ces quatre vers à M. le Grand (on appeloit ainsi M. de Bellegarde):

Les prélats des siècles passés
Etoient un peu plus en servage;
Ils n'étoient bouclés ni frisés, etc.
(Histor., édit. in-12, t. 1, p. 110.)

[79] Cette place ne se rendit toutefois définitivement qu'en 1629.

[80] Il est question d'un premier blocus qui précéda le siége fait par Richelieu, et qui fut levé en cette même année 1622.

[81] Le même reproche se trouve formulé contre Luynes et ses frères, dans la Chronique des favoris. On le fait ainsi parler: «Nous avons encore preveu de faire un grand nombre de régiments invisibles, mes frères et moi, desquels on faisoit courre le bruict que nous les mettions en nostre bourse, au lieu que nostre dessein estoit de nous en servir pour les jetter invisiblement dans la place, pour la surprendre plus facilement.» Recueil des pièces les plus curieuses, etc., p. 481.