P. 32, l. 2. Si preux, si vaillant, et aux armes. Ces mots sont omis dans le texte de Verard, qui n'approuvoit pas, sans doute, l'éloge qu'un Bourguignon faisoit de l'ennemi de la France.

P. 33, l. 1. Couroye. A sa ceinture, Verard.

P. 36, ll. 16 et 28. Ciboire. Tabernacle, Verard. Le dernier mot est tout simplement une traduction de l'autre. On seroit porté à croire que le mot ciboire n'étoit plus en usage général à Paris.

P. 38. Par monseigneur de Launoy. Le nom de Jean de Launoy (ou Lannoy) est assez connu dans l'histoire de Bourgogne. En 1451, il fut créé chevalier de la toison d'or, et nous le trouvons plus tard gouverneur de Lille. Il paroît avoir secrètement servi les intérêts de Louis XI, et sa trahison étoit devenue si évidente, qu'en 1464 il fut obligé de se sauver en France, tandis que le comte de Charolois s'empara de son château. Durant le règne de Charles le Téméraire, il étoit en complète disgrâce à la cour de Bourgogne; mais après la mort de ce prince il reprit une grande influence en Bourgogne. Il n'est mort qu'en 1481.

P. 39, l. 3. Maistre curé. Ici et dans la suite, le texte de Verard a toujours substitué le mot prieur au mot curé.

P. 41, l. 7. Mesmes. Au mains, Verard.

P. 43, l. 4. Feste. Foire, Verard.

P. 43, l. 4. Feste de Lendit et d'Envers. La célèbre foire tenue à Saint-Denis dans le mois de juin.

P. 46. La huitiesme nouvelle. Cette nouvelle, qui est l'origine des Aveux indiscrets, de la Fontaine, est imitée des Facéties de Pogge, p. 165 de l'édition de 1798.

P. 50. La neufiesme nouvelle. Ce conte étoit assez populaire dans le moyen âge, et se trouve dans des ouvrages bien antérieurs à la date des Cent Nouvelles nouvelles, comme le fabliau du Meunier d'Aleu par le trouvère Enguerrand d'Oisi, le Décameron de Boccace, où il forme la 4e nouvelle de la 8e journée, et les Facéties de Pogge, p. 248. Les imitations modernes en sont nombreuses. C'est Les Quiproquos de la Fontaine.