et ne sçay quans de ses chevaliers. Et se mirent avant le jour en un agait

où il attendirent tant que ceulx du chastel ississent pour hordoyer en

l'ost si comme il souloient. Adont saillit de son agait le conte Amaury sur

un destrier courant comme cerf en lande, et, ainsi comme le lyon sault à sa

proye, les surprinst, tandis comme ceulx de l'ost les faisoient à eulx

entendre, une partie en prist et tantost les envoya au roy. Et quant il

furent devant luy, prièrent moult que il les prist à rençon telle comme il

luy plairoit. Mais il n'en voulut rien faire et commanda que on leur

coppast les poings, et ainsi amoignonnés que on les renvoyast arrières à

leur compaignons au chasteau. Quant il les virent ainsi atournés, si en