de terre: car en ce pays n'a mie plenté de pierres. Les sentiers y sont

moult estrois d'un vergier à autre; mais il y a une commune voye qui va à

la cité où va à paine un homme atout son cheval chargié de fruit. De celle

part est la cité trop forte pour les murs de pierres dont il y a tant et

pour les ruisseaux qui cueurent par tres-tous les jardins et pour les

estroictes voyes qui sont bien clouses deçà et delà. Accordé fu que par là

s'en iroit tout l'ost vers la cité pour deux choses: l'une ce fu que sé les

jardins estoient pris, la ville seroit ainsi comme desclose et demie prise;

l'autre si fu qu'il y avoit là grant plenté du fruis tous meurs par les

arbres qui grant mestier aroient en l'ost, et pour les eaues qui celle part