la mère vit la force et la vigueur de luy, si luy fu tart que elle se fust
accordée: à luy fist si bonne paix qui tant comme elle vesqui puis luy
porta foy et loïauté. Tantost après courut le roy sur Huedes, conte de
Champaingne, et luy tolli le chastel de Gournay et la moitié de Sens, que
sa mère luy avoit donnée, et le renvoïa arrière en sa seigneurie. Et après
courut sus Baudouyn, conte de Flandres[346], et assist longuement aucuns de
ses plus fors chasteaux; et à la parfin les prist-il et les abatti.
Note 343: Cette seconde chronique est entrée dans la continuation
d'Aimoin et dans le texte d'Hugues de Fleury. Voyez
Aimoni, lib. V,
c. 47