s'il ne le rendoit en paix ès mains des princes du royaume ainsi comme il

le tenoient au jour qu'il trespassa, bien sceut-il qu'il viendroit sur luy

à armes et qu'il auroit à luy bataille. Tant allèrent les messages d'une

part et d'autre, que la besoigne à ce menèrent que sermens furent faicts

des deux parties. De tenir les convenances jura par le roy l'un des

messages, et dit ainsi: «Je jure pour le roy Charles, mon seigneur, qu'il

se consent à ce que son frère le roy Loys ait une telle partie du royaume

Lothaire, leur frère, comme luy-meisme aura; et qu'il soit si loyaument

parti et si justement comme ceux le sauroient partir qui par l'accort des

deux parties y seront mis; et que ce soit sans barat et sans decevance, sé