et touteffois furent-il relevés et confortés par la grace de celuy en qui
l'espérance des bien-créans est toute mise jus, et se mistrent en la
disposition de Nostre-Seigneur, et s'abandonnèrent moult efforciement à
vigilles et à oroisons communes et privées. Et l'abbé envoya, tandis, ses
lettres près et loing, et si n'oublia pas à envoyer à ceulx de la cité de
Radibonne, par qui celle erreur estoit commenciée, et assigna le jour au
cinquiesme des ides de juing.
Quant le couvent eut longuement esté en oroisons, en vigilles, en jeunes et
autres pénitences par quoy la divine pitié a mercy de pécheurs, et le jour
que fu mis approcha, si commencèrent à venir de toutes pars évesques, abbés