le remenant à ce mené que il abandonnèrent leur corps et leur avoir à la

mercy le roy, et non mie sans le conseil leur seigneur. En telle manière le

débonnaire roy et le desloyaux Hues délivrèrent les prisons. Si eut le roy

son sénéchal, et les Gallandois leur frère et les Corbueillois leur

seigneur, par la vigueur et par le sens le roy. Une partie des chevaliers

ui dedens furent pris déshérita et leur tolli leur biens; l'autre partie

tint en longue prison et destroite où il les fist pourrir[467] longuement

et tout pour les autres espouvanter qu'il ne féissent autel. Par celle

victoire que le roy eut contre la cuidance de ses ennemis, enobly et

enlumina le commencement de sa couronne, à la louange de celuy qui règne et