parfaitement établi étoit alors que les envoyés du roi de France près
d'un vassal rebelle ne le saluassent pas et lui tinssent de la part
de leur maître les plus insolens discours du monde. Tous les romans
de chevalerie composés à cette époque en font foi. Dans ce temps-là,
le
salut
étoit un acte de sincère et loyale amitié, il avoit pour
but d'appeler la protection de Dieu sur celui auquel on l'adressoit.
Comment donc deux ennemis se seroient-ils mutuellement salués?
«Cogneue chose est, sire roy, que quant vous éustes receue la duché de