entallentés d'eux découper ou faire lever du siège. Et le roy leur saillit
sus tout armé, luy et ses gens. Lors commença la bataille aux champs et le
poignéis fier et aigre des lances et des espées d'une part et d'autre. Si
entendoient plus à avoir victoire que à leur vies sauver, comme ceulx qui
de riens ne s'espargnoient et qui mieulx amoient à mourir en chump que
faillir à victoire. Nul ne vous pourroit compter la fierté des uns et des
aultres qui bien fu celluy jour veue en l'estour où l'en povoit véoir grans
prouesses et merveilleuses hardiesses. Si n'estoit pas le jeu à droit
parti, car le conte Thibaut avoit bien trois tans que le roy; dont il avoit
assis les chevaliers du roy dedens la ville. Et le roy qui à moult petite