[105]: Le combat à pied.

[106]: En anglais: Orkney, en français: Îles Orcades.

[107]: Il y aurait à dire bien des choses sur ce passage. Ce traducteur de l'histoire de Brut est sans doute notre Wace. Wace, ainsi que Bède, rapporte aux missionnaires envoyés par le pape Éleuthère, en 156 de J.-C., la conversion du roi Luce et de son peuple. Et remarquons que notre romancier, au lieu de citer Geoffroi de Monmouth, n'allègue ici que son traducteur français, d'où l'on a droit de conjecturer qu'il ne connaissait pas le livre latin. C'est une nouvelle raison de penser qu'il écrivait en France et qu'il était Français. S'il eût écrit en Angleterre, il aurait eu beau ne pas savoir de lettres, c'est-à-dire de latin, la rumeur publique lui aurait fait connaître bien plutôt l'Historia Britonum de l'Anglais Geoffroi, que le roman de Brut du Normand Wace.

[108]: On voit ici comment ce fameux Gauvain appartenait à la lignée de Joseph d'Arimathie, dont Pierre, son premier ancêtre, était cousin germain ou issu de germain.

[109]: Cet incident, répétition de l'histoire de Mordrain, sert à justifier un épisode de la Quête du Graal.

[110]: J'ai déjà fait remarquer que Boron citait plusieurs fois le Brut et nulle part l'Historia Britonum. De là l'induction qu'il ne connaissait pas le texte latin, et qu'il écrivait son livre en France.

[111]: Voyez plus haut, p. [90].

[112]: La branche d'Artus dans quelques manuscrits, comme le no 370, ouvre le volume. Dans d'autres, comme le no 747, elle est franchement séparée du Merlin, dont les dernières lignes emploient seules le haut du verso précédent. Dans d'autres, une grande initiale en marque assez bien la séparation: mais, ailleurs encore, les deux parties ne sont pas même distinguées par un alinéa. Après les derniers mots, ils continuent: «et après la mi aout que li rois Artus fu couronnés, tint li rois cour grand et merveilleux...» La main des assembleurs est facile à reconnaître dans cette fusion arbitraire.

[113]: Voyez plus haut, p. [65].

[114]: Le début du Merlin était déjà préparé dans les premières lignes du Joseph; on y voit le péché originel brouiller l'homme avec la justice divine, et nous rendre la propriété inévitable du démon, si Dieu ne consent à s'offrir lui-même pour notre rançon.