On obéit, en somme, à une habitude et on ne manque nullement aux règles de la bienséance en offrant indifféremment le bras droit ou le bras gauche.

Je recommande aux dames d'accepter sans hésitation le bras qui leur est offert; de même aux messieurs de donner le bras qui leur est habituel, de façon à ne pas avoir l'air, en avançant et reculant tour à tour, d'agiter les ailes d'un pigeon tentant de vains efforts pour s'envoler.

Lorsqu'il y a un prêtre dans une société, c'est lui que la dame de la maison prie de passer à table avec elle; mais elle ne lui donne pas le bras; l'usage le défend en France. Pourtant, si, comme en Italie, où les monsignori se conduisent comme de simples civils, le prêtre esquissait le geste de donner le bras, la dame serait mal avisée en le lui refusant.

Au siècle dernier, on offrait la main pour passer à table.

Était-ce moins bien?

Autre question qui a été tournée, retournée sans jamais d'ailleurs avoir été résolue, comme presque toutes les questions.

Est-ce le maître ou la maîtresse de maison qui doit entrer en premier dans la salle à manger?

Est-ce le maître ou la maîtresse de maison qui, après le dîner, doit rentrer en premier au salon?

«On ne peut contenter tout le monde et son père», dit le fabuliste. Citons donc les anciens:

Opinions de différents traités de savoir-vivre.