Le five o'clock peut être composé de thé et de menues tartines de pain beurrées, agrémentées d'une pointe de sel; quelquefois aussi on passe une brioche et du chocolat. Dans certaines maisons où il vient beaucoup d'hommes, on a des boissons américaines. Dans la bourgeoisie, le vin de Madère, de Malaga avec des biscuits, des petits gâteaux secs, est ce qui s'offre le plus; en plein cœur d'hiver, un grog ou du vin chaud conviendrait fort aux personnes qui bravent le froid pour vous venir voir; de même, en été, une citronade, une limonade glacée, présentée dans un broc de cristal, sera fort agréable; le café et le chocolat glacé, ainsi que les glaces aux fruits sont aussi appréciés.
On peut passer des bonbons pendant le mois de janvier; retirez-les du sac et présentez-les dans une coupe de cristal, de bronze, un plat de Chine, une bonbonnière chinoise.
Lorsqu'il y a une jeune fille dans la maison, c'est elle qui «fait le ménage».
Les premiers arrivés sont servis d'abord, les hommes toujours en dernier.
La maîtresse de maison ou sa représentante offre un verre sur un petit plateau, elle tient la bouteille à la main et verse devant la personne; puis, elle passe l'assiette de gâteaux. Les visiteurs vont reporter leurs verres sur un endroit du plateau laissé vide à cet effet.
Si on offre du thé, n'ayez que du lait non bouilli.
Lorsqu'il y a des enfants, on peut offrir des tartines de confitures, des tablettes de chocolat, des carrés de pain d'épice; mais là s'arrête ce qu'on peut présenter.
Les oranges épluchées et les grappes de raisins sont les seuls fruits offrables.
Comme souvent on ne donne pas de serviettes pour le lunch, j'engagerai les dames à placer leur mouchoir commodément dans leur ridicule, leur manchon, afin de ne pas être contraintes de se livrer à cette gymnastique particulière qui vous fait lever et fouiller désespérément dans les plis de votre jupe avant de trouver la poche, maintenant qu'on a l'ingénieuse idée de la cacher à un endroit quelconque.
Pour les hommes, ils ont la facilité de mettre le mouchoir dans la poche de poitrine ou dans l'entre-bâillement du gilet.