A propos d'orchestre, disons en passant qu'on ne doit pas lésiner sur le nombre des musiciens, que cela ne grossit pas beaucoup la dépense d'en avoir quelques-uns de plus, et que rien n'est piteux comme de voir sautiller cent personnages aux sons essoufflés d'un piano poitrinaire ou d'une petite flûte qui n'en peut mais.
Dans les grands bals, une jolie invention est de faire jouer l'orchestre en sourdine pendant le souper.
Les airs espagnols sont en vogue.
Bals déguisés.
Bien jolis et bien agréables; il y a une sorte de laisser-aller où on peut donner libre cours à son esprit.
Le bal masqué est encore plus gai, plus amusant à la faveur de l'incognito et avec le tutoiement toléré quelquefois.
Les bals masqués ne sont amusants que dans des maisons particulières, où on est sûr que tout le monde est correct et que malgré la licence de l'incognito, des propos déplacés n'auront pas cours.
Les bals déguisés où tous les costumes se coudoyaient dans un chamarrement joli ont fait leur temps; on veut du nouveau, n'en fût-il plus au monde, et on inaugure les bals Charles IX où tout le monde est tenu d'avoir le costume du temps, et on danse la pavane;
Les bals Watteau, avec le menuet;