Le vieux savoir-vivre exigeait quelque chose de bien amusant: il fallait mettre de l'argent sous le chandelier afin de payer les cartes!
Les maîtres de maison doivent fixer le prix de la fiche, il n'est pas permis de le dépasser.
L'on se dégante pour jouer, mais on remet ses gants pour rentrer au salon.
L'on ne doit pas se retirer en gagnant beaucoup.
Les dettes de jeu se payent dans les vingt-quatre heures, au cercle; dans les maisons bourgeoises, on ne doit jamais jouer sur parole.
La loi ne permet pas de poursuivre une dette de jeu; c'est pour cela qu'on la nomme une dette d'honneur.
Une femme qui resterait toute une soirée à une table de jeu manquerait au savoir-vivre.
Les invités qui n'ont rien de mieux à faire, se groupent autour des joueurs et forment ce qu'on appelle «la galerie»; ils doivent s'abstenir de conseils, d'appréciations, ne pas prendre parti pour l'un ou pour l'autre dans un coup douteux, à moins qu'ils ne soient pris pour arbitres.
Les joueurs qui tenteraient de cacher leur jeu à la galerie, auraient l'air de suspecter la bonne foi des assistants.
Beaucoup de personnes perdent les plus simples notions du savoir-vivre lorsqu'elles se voient en présence des cartes et de l'argent.