Les simples particuliers vont de l'avant et font une première visite, au cours de laquelle ils ont soin de parler de leurs amis pour s'assurer si, dans le nombre, il n'en est pas de connus; c'est, en somme, une référence qu'on donne sur soi-même, car il faut fournir des renseignements sur son propre compte.
Si on se tenait trop sur la réserve, les personnes les plus honorables pourraient hésiter à se lier avec vous dans le cours des visites. Si une personne est absente, vous déposez votre carte non cornée, cela ne se fait plus, mais pliée en longueur sur le côté gauche et la carte est comme reçue; si on vous renvoie une simple carte, c'est qu'on ne désire pas entrer en relations; au contraire, si on vous rend la visite dans la quinzaine, vous pouvez poursuivre vos avances.
Il arrive aussi qu'on vous rend la première visite, par curiosité, et qu'on ne vous rend pas la seconde; en ce cas, abstenez-vous d'une troisième.
Dans certaines villes, l'usage veut que l'arrivant attende les avances.
En tous cas, il doit une visite au maire, au curé, au notaire, aux fonctionnaires, et ces derniers ne sont nullement tenus de la lui rendre.
Lorsqu'il arrive un heureux événement chez des amis, on leur doit une prompte visite.
Les visites de connaissances sont celles qu'on fait une ou deux fois par an, aux personnes avec lesquelles on ne veut pas se lier, mais avec lesquelles on désire rester en relations.
Ces visites doivent être assez vivement rendues.
J'ai parlé des visites de digestion, des visites de noces, des visites de condoléances, des visites à une accouchée.
Les visites du jour de l'an se font la veille aux grands-parents et aux parents.