Huit jours après le dîner ou la soirée de fiançailles, les parents du jeune homme invitent à leur tour la jeune fille et sa famille; lorsque le prétendant est orphelin, inutile de dire qu'il ne rend aucun dîner, eût-il une maison montée; un veuf peut seul se permettre cela.

Pour ces dîners, les jeunes gens sont placés l'un près de l'autre, en face du père et de la mère de la fiancée; le père du jeune homme est auprès de la maîtresse de la maison, la mère auprès du maître de céans; s'il y a d'autres invités, on les groupe selon les âges, les positions, les sympathies.

Pour ces réunions, la fiancée doit être vêtue de teintes claires; les teintes rose pâle, bleu ciel, crème, ne sont pas l'uniforme des jeunes femmes. Les jeunes filles peuvent porter toutes les teintes.

L'habit n'est pas de mise dans un dîner de famille.

Pendant le temps de la «cour», octroyer aux fiancés une certaine latitude, sans toutefois les laisser livrés à eux-mêmes.

Il est bon de les laisser causer librement, sans qu'on puisse entendre ce qu'ils disent.

Les fiancés ne doivent jamais s'asseoir sur le même meuble, ils ne peuvent rester ensemble dans une pièce fermée; pourtant les convenances sont sauves s'ils sont en tête-à-tête dans une chambre dont la porte ouverte donne sur une autre pièce occupée par la mère ou des personnes de la famille.

Si le fiancé sort avec sa future et sa belle-mère en expectative, il doit offrir le bras à cette dernière; mais souvent, pour faire plaisir au jeune couple, celle-ci l'autorise à donner le bras à sa fiancée.

Les fiancés ne doivent s'appeler que monsieur et mademoiselle; seules les relations d'enfance autorisent l'emploi du prénom.

Le baiser sur le front est permis, mais la simple poignée de main est de meilleur goût, et même un cousin et une cousine qui s'embrassaient franchement lorsqu'ils n'étaient que parents, se bornent au shake-hand, lorsqu'ils deviennent fiancés.