On peut supprimer «monsieur» devant le nom d'un homme illustre, vivant ou mort. Les la peuvent se placer devant le nom des danseuses, des cantatrices: «la Krauss», «la Taglioni». Les peut se placer devant les noms des grands seigneurs: «Les Montmorency».

Parler d'âge est l'un des points que le savoir-vivre réprime le plus énergiquement.

Parler d'âge devant des vieillards, c'est leur faire souvenir qu'ils n'ont plus longtemps à vivre; devant une femme, c'est lui faire penser à son déclin. Les hommes éprouvent la même répugnance que les femmes à entendre parler d'âge et non toujours pour des raisons de coquetterie, mais parce que beaucoup d'emplois constituent à un certain âge une situation brillante et le contraire, à un autre.

Il faut éviter la plaisanterie, les moqueries.

Quand on démêle de mauvais motifs dans les éloges, presque toujours exagérés, prodigués à des personnes qui ne sont pas là, si le savoir-vivre défend qu'on les réfute, il permet du moins de laisser tomber à plat la conversation du méchant personnage.

On n'est pas forcé de dire du mal de son prochain ou des banalités; les sujets de conversations abondent: les arts, la littérature, la pièce en vogue, l'invention récente, sont des thèmes agréables à effleurer. Notez que je dis «effleurer» et non creuser à fond, ce qui deviendrait fastidieux.

On ne dit pas qu'on offre, qu'on souhaite, qu'on présente le bonjour. Bonjour, tout simplement, suffit.

Les pronoms elle, lui ne se diront pas en parlant d'une personne présente ou absente. Présente, on dira: Madame m'a raconté cela; absente: Madame Denis m'a raconté cela.

Nous ne devons parler ni trop haut, ni trop bas.

En fait de toilette, ne donnons pas notre avis dogmatiquement, Mesdames; notre goût n'est peut-être pas le bon, chacun a le sien, et est libre de s'habiller à sa guise.