Les collégiens portent un crêpe au bras gauche.

Les ecclésiastiques portent un crêpe au chapeau, mais ils y adjoignent souvent le crêpe au bras gauche, comme les officiers qui, en outre, portent un nœud de crêpe à la garde de leur épée.

A ce propos, disons que le seul crêpe à l'épée est porté pour un deuil public.

Dans les grandes maisons, les domestiques portent le deuil aussi longtemps que les maîtres; dans les petites maisons, où il n'y a qu'une bonne, on se contente de lui interdire les couleurs criardes, voyantes.

Toute personne faisant partie d'un cortège de noce doit laisser le grand deuil pour ce jour.

Mieux vaut pourtant s'abstenir d'y paraître, à moins qu'une proche parenté ne vous y oblige.

Lorsqu'un deuil atteint les futurs époux quelques jours avant le mariage et qu'on ne peut reculer la cérémonie, on la célèbre sans éclat; pas de fleurs, pas de lumières, sauf les douze cierges réglementaires allumés; il n'y a pas de garçon d'honneur, ni de demoiselle d'honneur; les orgues sont muettes et la messe dite à une heure matinale.

L'usage veut que le veuf ou la veuve qui se remarient avant l'expiration du deuil quittent ce deuil le jour du mariage et le reprennent dès le lendemain. Ce cas est extrêmement rare.

Cette coutume n'est heureusement pas suivie, car l'homme peut se remarier un mois après la mort de sa femme et la femme dix mois après la mort de son mari.

On voit des hommes avec des pardessus mastic porter une large bande de drap noir au bras gauche, en signe de deuil; c'est peu distingué.