Eviter d'arborer du rouge ou du rose immédiatement en sortant du deuil.
Une femme qui a perdu son mari fait abandonner la livrée à son cocher pendant toute la durée du deuil. Il doit être vêtu de noir, avec cocarde de crêpe au chapeau.
Les cartes de visite sont lisérées de noir. On ne met pas dessus: Madame veuve H...., ou: Madame Vve L....; on ne prend le titre de veuve que dans les actes notariés. On n'écrit pas à la veuve en lui donnant ce titre.
De même en la présentant, on ne dira pas: Madame veuve une telle.
Lorsqu'on parlera d'elle, on dira: Madame X., qui est devenue veuve; ou, mieux: qui a perdu son mari.
Le grand genre veut qu'on dise pour une femme veuve titrée, qui a un fils: Madame la baronne douairière de.....
Les époux, même séparés judiciairement, doivent porter les deuils qui les atteignent réciproquement.
A plus forte raison pour les ménages unis; on porte le deuil de ses beaux-parents aussi rigoureusement que des siens propres.
Les parents ne sont pas astreints à porter le deuil de leurs enfants et petits-enfants, mais nul ne s'en dispense, car, pour n'être pas obligatoire, c'est le deuil le plus cruel et je ne sache pas que mère ayant perdu son fils reporte de sitôt les couleurs gaies.
Les oncles et tantes peuvent se dispenser de porter le deuil de leurs neveux et nièces; hors Paris, cela ne peut guère se faire.