Pendant la première moitié du deuil, on se prive de tous plaisirs, de toutes distractions; on peut, après, reprendre sa vie ordinaire en graduant intelligemment les nuances; ainsi on peut fort bien se faire voir au Théâtre-Français et il serait de mauvais goût d'être aperçu dans un théâtre de genre léger.
Les lettres de décès.
Pour les lettres de mort il y a deux genres, comme pour celles de mariage; d'abord les lettres d'invitation à la cérémonie mortuaire, puis les simples lettres de faire part, pour les personnes habitant très loin et qu'on n'envoie qu'une quinzaine de jours après le décès.
Le savoir-vivre voudrait qu'on n'énumérât pas les titres des parents faisant part, mais on ne les omet jamais, et «chevalier de la Légion d'honneur» figure toujours en bonne place.
Par exemple, aller chercher les très lointaines alliances qui peuvent vous faire honneur est condamnable.
Pour le défunt, tous ses titres, toutes ses qualités doivent être énumérés.
Les amis intimes doivent être avisés verbalement ou par lettre de la mort de la personne.