Une garniture de fourrure, renard bleu, skungs, martre, au choix;
Quelques robes en pièce, robe de velours noir, de satin ou de moire de teinte claire, de brocart ancien;
Un éventail en plumes d'autruche noires ou blanches, montées sur écaille blonde, avec, sur le côté, les initiales de la jeune femme, c'est-à-dire l'initiale de son prénom et l'initiale de son nouveau nom, en brillants ou en or;
Une jumelle de théâtre;
Le livre de mariage, genre vieux missel;
Le porte-monnaie, le porte-cartes en ivoire avec appliques d'or émaillé, genre byzantin;
Une petite bourse remplie de pièces d'or neuves;
Des boutons d'oreilles en brillants (pas de pendeloques, de girandoles), une broche en brillants, un bracelet pareil, une rivière ou un rang de perles, un diadème ou une aigrette, la petite trousse en or que portent maintenant les dames; enfin, d'autres bijoux, si vous voulez, et des pierreries que la jeune épousée pourra faire monter à son gré.
Je parle ici d'une riche corbeille.
La montre n'y figure jamais, car en somme ce n'est pas un bijou, mais un objet d'utilité, et il est à supposer que la fiancée a sa montre de jeune fille.