Permettez-moi de vous adresser quelques lignes de remerciements, à vous, mon cher docteur, qui venez de me rendre à la vie en terrassant complètement le mal affreux dont je souffrais depuis si longtemps. Le dévouement que vous m'avez témoigné, les soins incessants que vous m'avez donnés, lorsque tant d'autres m'avaient pour ainsi dire abandonné, et enfin votre incontesté savoir, vous ont fait sortir vainqueur de la terrible lutte que vous aviez engagée contre la maladie qui m'accablait.

C'est une nouvelle vie qui commence pour moi, et c'est bien à vous seul que je la dois; aussi longue qu'elle puisse être, je ne vous oublierai jamais, et ne saurais trop vous témoigner ma reconnaissance.

Encore une fois, merci pour moi et pour ma famille.

Veuillez recevoir l'assurance de la parfaite considération et des meilleurs sentiments de votre tout dévoué.

Communication d'un baptême.
Une mère à son amie.

Chère Madame,

Enfin l'heureux jour que j'attendais avec impatience vient d'arriver; jusqu'à aujourd'hui, soit les maladies, soit le mauvais temps, nous avaient retardé pour porter sur les fonts baptismaux notre bien-aimée petite Jeannette, mais maintenant, grâce à Dieu, et notre bon docteur aidant, toutes les difficultés sont surmontées, et la cérémonie du baptême aura lieu jeudi prochain à dix heures, à Notre-Dame. Je compte bien que vous me ferez l'amitié d'y assister, et en attendant l'heureux plaisir de vous voir, nous vous envoyons, mon mari et moi, nos meilleures salutations.

Lettre de communication de la mort d'un parent.

Chère Parente,

C'est avec la désolation dans le cœur, les larmes dans les yeux, que je viens vous annoncer une bien triste nouvelle: notre pauvre tante est décédée hier soir vers onze heures. Depuis quelques jours elle gardait le lit, atteinte d'une bronchite, qui sans nous donner des inquiétudes, nous tourmentait beaucoup; le docteur qui la soignait, et qui a été très dévoué pour elle, ne s'attendait pas à un si rapide dénouement; hier quelques instants avant sa mort elle a tous voulu nous voir autour d'elle, nous a tous embrassés, et sans aucune souffrance, elle s'est doucement éteinte dans les bras de mon pauvre mari.