Aucun ministre d'une religion n'a, en France, le droit de bénir une union, si elle n'a pas été célébrée devant l'officier de l'état civil.
En passant outre, il aurait d'abord une amende de 16 francs; et, en cas de récidive, il serait condamné la première fois à un emprisonnement, variant de un à cinq ans, la seconde fois, à la déportation.
Il faut donc faire déposer à la sacristie un certificat du mariage civil, avec le certificat de publication des bans dans les deux paroisses, les dispenses de l'évêque, en cas de mariage entre parents ou en temps prohibé; les extraits de baptême des deux époux, le certificat de première communion qui peut, à la rigueur, remplacer l'extrait de baptême; le billet de confession.
Si la cérémonie a lieu dans une église autre que la paroisse de l'un des mariés, le consentement des curés de ces églises est nécessaire, ou, en cas de refus de leur part, l'autorisation de l'évêque.
L'acte du précédent mariage et l'acte de décès de l'époux pour les veufs ou veuves qui se remarient, remplacent les certificats de baptême et de première communion.
Il faut aussi une dispense papale pour épouser une personne appartenant à une autre religion.
Il y a plusieurs classes pour le mariage religieux. Les premières classes voient le mariage célébré au maître-autel avec une plus ou moins grande profusion de fleurs, de lumière, de chants, de musique. Les autres classes sont pour la chapelle de la Sainte-Vierge, de Saint-Joseph et autres chapelles.
On s'entend à l'avance avec le prêtre qui représente le curé et la fabrique; on paye tous les frais: les gratifications aux employés de l'église et le prix des chaises sont compris dans ces frais.