Les cochers, les serviteurs ont à leur boutonnière un très petit bouquet de fleurs d'oranger.
Lorsque la mariée descend de voiture, il doit y avoir, sous le porche de l'église, une femme de chambre avec des aiguilles enfilées, des épingles, de manière à pouvoir réparer toute avarie à la virginale toilette ou tout au moins arranger le voile, la traîne. C'est à ce moment que se forme le cortège.
Toujours la mariée doit laisser se former le cortège avant de descendre de voiture.
Au son d'une marche triomphale la mariée effectue son entrée au bras gauche de son père; dans le cas où il porterait l'épée, au bras droit.
Elle ne doit pas distribuer des signes de tête et des sourires de droite et de gauche; elle doit s'avancer d'un pas cadencé, les yeux baissés sans ostentation.
Le marié vient ensuite avec sa mère, puis la mère de la jeune femme avec le père du marié, les deux couples de garçons et de demoiselles d'honneur, les plus proches parents des deux familles, assortis d'âge et de goût autant que possible, le flot des amis et en serre-file les hommes qui n'ont pas de cavalières, chose qu'il faut éviter autant que possible.
Lorsque la jeune femme arrive à sa place, le suisse ou mieux le garçon d'honneur doit arranger son voile, sa traîne.
Au reste, pour être digne de cette fonction, enviée et pourtant difficile de garçon d'honneur, il faut payer de sa personne; non seulement le matin on doit aller chercher sa demoiselle d'honneur, mais encore les autres dames.
Au signal donné par le suisse d'un coup de hallebarde, tous les assistants se sont levés, ils se tournent à demi pour regarder le défilé.
Le père de la mariée la conduit à sa place; le prie-Dieu est à gauche, un cierge à poignée blanche brûle auprès; le marié est à droite avec ses témoins.