Une déclaration erronée rend passible des peines les plus graves.
Les prénoms doivent être indiqués dans l'ordre où l'on désire qu'ils restent.
Autant que possible, on donne à l'enfant trois prénoms au plus, à moins que, pour des raisons de famille, on ne lui en accorde quelques-uns en surcroît; mais cette longue énumération n'est plus guère usitée en France et semble réservée aux grands d'Espagne qui, dans les siècles passés, entassaient leurs appellations sur des monceaux de parchemin.
Les noms de fruits, de fleurs, les appellations grotesques sont interdits.
On donne généralement à l'enfant le prénom de son parrain si c'est un garçon, ou le prénom de sa marraine si c'est une fille; puis les prénoms de ses père et mère, ou ceux choisis par ces derniers.
Souvent aussi le goût de la maman domine et le prénom sous lequel le baby sera dénommé n'appartient à aucun membre de la famille; en ce cas, les prénoms des parrains et des marraines viennent en seconde ligne. Du reste, il est de bon goût, pour une marraine, de se récuser avec grâce de donner son prénom, s'il ne doit pas plaire à la maman.
Les prénoms bizarres, extraordinaires, sont généralement bannis par les familles.
L'élégance, pour les jeunes mamans, consiste à avoir une toilette de nuit très mousseuse, ornée de rubans bleus ou roses, selon, comme je l'ai dit, que le chérubin est un monsieur ou une demoiselle. L'oreiller sur lequel elle repose doit être orné de même; la robe de chambre des relevailles, les rubans de la layette également; mais, ceci n'est nullement obligatoire et rentre dans le domaine de dame Fantaisie. Il est bon de dire que presque toutes les femmes aiment assez ces menus usages qui ne sont pas bien coûteux et qui ornent la vie.
Pour passer de la chambre à coucher au salon et y faire séjourner l'enfant, on a d'exquis petits berceaux sans pieds, dénommés «Moïse».
On doit envoyer des billets de faire part à toutes les personnes avec lesquelles on est en relation.