Dans certains pays, le voile est remplacé par une couronne de fleurs blanches qui est cent fois plus jolie, mais il faut se conformer à l'usage de sa paroisse.

Une aumônière genre «Marguerite de Faust» en surah blanc, attachée à la ceinture, est préférable au petit sac passé au bras, qui embarrasse et qu'on risque de perdre. Gants de peau blancs, mousquetaires, ne strangulant pas le poignet; cierge uni. Comme boucles d'oreilles, une perle vissée à l'oreille.

Garçon et fille ont chacun un chapelet passé au bras gauche, assez souvent; maintenant ce sont des chapelets en grenat, en lapis-lazuli, en agate, montés en or ou en argent.

Pour le livre, on se conforme aux usages de la paroisse qui recommande soit un paroissien, soit un manuel de catéchisme.

Le paroissien est ou en ivoire, ou en nacre, en cuir de Russie ou en maroquin.

Les communiants offrent à leurs amis des images plus ou moins belles qu'on nomme «souvenirs de première communion», qu'ils portent eux-mêmes aux intimes et que leurs parents envoient, sous enveloppe cachetée, aux personnes qui sont en rapports moins directs avec la famille; celles-ci doivent renvoyer une carte aux parents, avec un mot affectueux pour l'enfant.

Ces images peuvent être en simple papier avec les emblèmes eucharistiques, en parchemin genre byzantin ou en gélatine avec derrière les mots suivants: Souvenir de la première communion de...... célébrée le....

On fait aussi des images au revers desquelles sont simplement gravés des versets de la Bible ou de belles pensées. Il est de bon goût de faire le lendemain une visite au prêtre qui a préparé l'enfant et de lui porter un cadeau.

Cet usage n'est nullement de rigueur à Paris.

A la campagne, on ne pourrait y manquer sous aucun prétexte; on peut offrir un bronze de piété, un volume rare ou même un objet de mobilier.