[11] Et par la chanson de Roland, de Théroulde. (L. D.)

[12] Cette aversion était telle que la seule différence de langage occasionnait parfois des rixes sanglantes entre les gens de langue romane et ceux de langue tudesque. Charles le Simple, petit-fils de Charles le Chauve, s'étant rendu sur les bords du Rhin pour avoir une conférence avec Henri l'Oiseleur, des jeunes gens qui étaient à la suite des deux princes furent, selon l'habitude de ceux des deux pays, tellement choqués de s'entendre parler les uns roman, les autres tudesque, qu'ils commencèrent par s'insulter de la manière la plus violente, et finirent par fondre les uns sur les autres, l'épée à la main, si bien qu'il y en eut plusieurs de tués. (Richer, éd. de M. J. Guadet, t. I, p. 48.)

[13] La différence de langue qui existait entre les Neustriens et les Ostrasiens était tellement marquée au neuvième siècle (888), que les premiers étaient appelés Franks latins, et les seconds Franks Teutons (Chronique anonyme, dans le recueil des Histor. de France, t. VIII, p. 231).

[14] Les rois carolingiens étaient étrangers à la France, et parlaient une langue étrangère; on comprend très-bien ce que nous dit Richer, qu'on les chassa comme étrangers, en 987, quand on donna la couronne à un roi national, français, Hugues Capet. (L. D.)

[15] Loup de Ferrière, epist. XII, 844. Dans le recueil de dom Bouquet, VII, 488.

[16] Chron. monast. S. Michaelis, dans le recueil de D. Bouquet, X, 286.

[17] Le français est donc né du latin défiguré d'abord par les idiomes celtiques et plus tard pénétré d'éléments germaniques. (L. D.)

[18] L'idiome roman du nord de la France reçut le nom de langue d'oil, et l'idiome roman du midi celui de langue d'oc. On pense que la langue d'oil et la langue d'oc ont été ainsi appelées de la manière d'énoncer l'affirmation. En effet, on se servait pour cela de oil (oui) dans le nord, et de oc dans le midi.

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Romans ne histoire ne plaît