«C'est une question, dit Walpole, qui n'est pas encore bien décidée de sçavoir si la noble ordonnance du plus magnifique temple de la Grèce seroit capable de produire sur l'âme la moitié de l'impression qu'y pourroient faire les beautés d'une superbe église dans le goût gothique?... En entrant dans l'église de Saint-Pierre on est émerveillé de la grandeur de la dépense, et l'on se dit à soi-même qu'elle n'a pu être faite que par des princes puissants. En visitant celle de l'abbaye de Westminster, on n'est nullement occupé de celui qui l'a fait bâtir; la sainteté du lieu fait seule impression, et quoiqu'on n'y voye plus ni autels ni reliquaires, un catholique romain y trouveroit plustot un motif de conversion que dans tout cet appareil fastueux de dômes réguliers qu'on voit à Rome. Les églises gothiques sont faites pour inspirer la piété, les autres provoquent seulement l'admiration. Les Papes ont amassé leurs richesses dans les grandes églises gothiques et les étalent dans des temples à la grecque.

«Je n'eus certainement jamais dessein, en mettant ainsi les deux manières en opposition, de faire aucune comparaison des beautés raisonnées de l'architecture régulière avec les licences effrénées de celle qu'on appelle gothique. Je crois néanmoins m'apercevoir que ceux qui ont bâti dans ce dernier goût étoient plus versés dans la connoissance de leur art, qu'ils avoient un génie plus étendu, plus de discernement et qu'ils sçavoient mieux garder les convenances que nous ne voulons l'imaginer....»—Walpole, traduction manuscrite par Mariette; Bibl. impér. Mss. S. F., No 1846: 3 vol. in-4o. T. I, p. 126.

[308] Sur la marche de l'architecture en Espagne, par M. Passavent, dans Deutsches Kunstblatt, janvier 1852, nos 4 à 17.

[309] Page 112 du T. I de son Dictionnaire raisonné de l'Architecture française.

[310] Aujourd'hui détruite.

[311] Ces renseignements nous ont été communiqués par M. Didron.

[312] Buchon, Recherches et matériaux pour servir à une histoire de la domination française aux treizième, quatorzième et quinzième siècles dans les provinces démembrées de l'empire grec, 2 vol. grand in-8, 1840.

[313] Voyage du duc de Raguse, t. II, p. 245.

[314] Cholet.

[315] A la branche de sureau.—On dit encore une Hart, pour indiquer la branche d'osier qui sert à lier un fagot.