[71] Voy. sur la conduite de Chavigny en août et septembre 1648, la note de la page 584 du t. I du Journal d'Olivier d'Ormesson.
[72] Claude de Saint-Simon, dont il s'agit ici, est le père de l'auteur des Mémoires.
[73] Cette lettre est autographe comme toutes celles de Claude de Saint-Simon qui sont citées dans ce chapitre.
[74] Mémoires de Saint-Simon (édit. Hachette, in-8º), t. I, p. 63.
[75] Si l'on voulait rechercher une explication à ces graves erreurs de Saint-Simon, il faudrait d'abord reconnaître que l'auteur des Mémoires n'a pas connu Chavigny, mort près de vingt ans avant sa naissance, et qu'écrivant longtemps après ces événements, il ne les a racontés que d'après les conversations de son père. Ce dernier, qui se vantait d'avoir rendu de grands services à Anne d'Autriche pendant la Fronde (Voy. Mémoires de Saint-Simon, ibid., p. 74 et 75), fut cependant tenu jusqu'à la fin de sa vie dans une sorte de disgrâce: on avait saisi à la mort de Chavigny les lettres que Saint-Simon lui adressait, et elles furent mises sous les yeux de Mazarin, qui y était fort maltraité. De là la disgrâce de Claude de Saint-Simon; de là aussi probablement son ressentiment contre Chavigny, qu'il accusa d'avoir livré ses lettres et qu'il traita comme un traître devant son fils. L'auteur des Mémoires, infidèle en cela aux règles de critique historique qu'il proclame bien haut, accepta sans discussion toutes les accusations de son père et les a consignées dans ses écrits. Cet exemple seul suffirait pour prouver qu'on ne doit consulter qu'avec beaucoup de circonspection les Mémoires de Saint-Simon.
[76] La cour rentra à Paris le 18 août 1649.
[77] Mademoiselle de Chevreuse, dont il est souvent question dans les Mémoires du cardinal de Retz.
[78] Claire-Clémence de Maillé-Brézé, femme du prince de Condé.
[79] Dans cette lettre tous les noms sont indiqués par des chiffres; mais, comme le chiffre est traduit, je me suis borné à donner la traduction.
[80] On a déjà parlé de la modération philosophique qu'affectait Chavigny.