[1487] Mss. de la Bibl. imp. S.F., n° 2358, f° 234-238. M.F. Le Mounier a publié cette lettre à l'Appendice de son ouvrage intitulé Le Chancelier d'Aguesseau.

[1488] La phrase manque de régularité, mais elle s'entend. Il faudrait seulement supprimer l'inversion: «Dites-lui hardiment quelle serait ma gratitude, si je pouvais, etc.»

[1489] La famille Fouquet avait une chapelle dans l'église des Filles Sainte-Marie, ou Filles de la Visitation, rue Saint-Antoine. Cette église est aujourd'hui un temple protestant.

[1490] Ces derniers mots font voir que Fouquet avait peu de confiance dans les confesseurs qu'on lui imposait. Les lettres de Louvois prouvent qu'il avait raison. Le ministre écrivait à Saint-Mars le 17 avril 1670: «J'ai reçu avec votre lettre du 4 de ce mois celle qui y êtoit jointe du confesseur de M. Fouquet. Je lui mande que je rendrai compte au roi de sa fidélité, et je le ferai effectivement, afin que S.M. le gratifie de quelque bénéfice, lorsqu'il en viendra à vaquer.»

[1491] C'est-à-dire dans le cours ordinaire des choses.

[1492] Cette phrase paraît d'abord obscure, et on serait tenté de changer le nom humilité en celui d'humanité; mais Fouquet veut dire que le malheur des prisonniers enseigne aux puissants le néant des grandeurs humaines, et par conséquent l'humilité chrétienne.

[1493] Le mot bonheur semblerait plus convenable; mais il y a honneur dans le manuscrit.

[1494] Il faudrait lire: qu'elle (cette couronne) lui soit retardée, etc.

[1495] C'est-à-dire ne peuvent manquer d'être à la fin exaucées.

[1496] Louvois. J'ai déjà fait remarquer que le Tellier, père de Louvois, n'avait jamais montré contre Fouquet le même acharnement que Colbert. Il faut ajouter qu'à cette époque Louvois était ennemi de Colbert et que la lutte des deux ministres tournait à l'avantage de Fouquet.