[1637] Vie de Saint-Évremont, par des Maizeaux, en tête des Œuvres de Saint-Évremond (édit. de 1740, t. I, p. 58-60).—Voltaire, Siècle de Louis XIV, ch. XXV.

[1638] T. III, p. 361 de la même édit. des Œuvres de Saint-Évremond.

[1639] Vie de Saint-Évremond, t. III, p. 142-143, note.

[1640] On a peine, malgré l'autorité du biographe de Saint-Évremond, à reconnaître le surintendant Fouquet dans cet homme d'une discrétion absolue.

[1641] Cette phrase et les suivantes s'appliquent parfaitement au surintendant alors enfermé à Pignerol.

[1642] Mémoires inédits et opuscules de Jean Rou, avocat au parlement de Paris (1659), secrétaire interprète des États généraux de Hollande depuis l'année 1689 jusqu'à sa mort (1711), publiés pour la Société de l'Histoire du protestantisme français, d'après le ms. conservé aux archives de l'État à la Haye, par Francis Waddington. Paris, 1857, 2 vol. in-8.

[1643] M. de Bezemaux étoit un gentilhomme d'une ancienne famille de Gascogne. Il rendit quelques services au cardinal Mazarin, qui le fit capitaine de ses gardes, et lui procura ensuite le gouvernement de la Bastille. Il mourut immédiatement après la paix de Hyswick, généralement regretté de tous ceux qui le connoissoient, principalement des prisonniers.

«Je n'en ai pas connu un seul qui n'en ait dit du bien. Voici les justes souhaits que l'on a faits pour M. de Bezemaux après sa mort:

MADRIGAL
Bezemaux, tes vertus t'ont mis au rang des sages:
Vois tes durs successeurs au nombre des tyrans,
Dans le temps qu'on est près d'encenser tes images.
Tous te voudraient encore au nombre des vivans;
La mort, qui s'est méprise, a fait un coup injuste:
Elle a pris l'honnête homme et laisse le fripon!
Reviens, cher Bezemaux, grossir la cour d'Auguste,
Et que Bernaville aille accompagner Néron.

«M. de Bezemaux étoit humain, doux, poli, civil et honnête, au rapport même de Braillard et encore mieux de Francillon. Il rendoit souvent de très-bons offices aux prisonniers, quand il les croyoit innocents, et il a procuré la liberté de plusieurs. Sous M. de Bezemaux, les prisonniers un peu distingués avoient la liberté de se communiquer, et se voyaient au moins dans les cours.» (L'inquisition de la Bastille, par Constantin de Renneville. Amsterdam, 1724, t. II, p. 75, et t. IV. p. 1.)