Rupture entre le surintendant et son frère l'abbé Fouquet.—Ce dernier cherche à inspirer au surintendant des soupçons contre Gourville.—Conduite insolente de l'abbé Fouquet, qui s'attire le blâme de Mazarin.—Relations de l'abbé Fouquet avec mademoiselle de Montpensier; elle le traite dédaigneusement.—L'abbé Fouquet s'attache à madame d'Olonne.—Sa conduite perfide à l'égard du prince de Marsillac.—Mazarin s'éloigne de l'abbé Fouquet et se fie de plus en plus à Colbert.—Maladie de Nicolas Fouquet, juin 1658.—Le surintendant achète Belle-Île et en veut faire sa forteresse dans le cas où il serait attaqué.—Fortifications de Belle-Île.—Engagement de Deslandes envers Nicolas Fouquet.—Ce dernier s'empare des gouvernements de Guérande, du Croisic et du Mont-Saint-Michel sous le nom de la marquise d'Asserac.—Nicolas Fouquet continue de s'occuper, jusqu'en 1661, de son plan de résistance: ses relations avec l'amiral de Neuchèse.—Il achète, pour le marquis de Créqui, la charge de général des galères.—Possessions du surintendant Fouquet en Amérique.
[CHAPITRE XXII] (1658-1659)
Négociations pour le mariage du roi avec une princesse de la maison de Savoie.—Fouquet envoie à Turin mademoiselle de Treseson, nièce de madame du Plessis-Bellière, pour s'emparer de l'esprit de la princesse Marguerite de Savoie.—Mademoiselle de Treseson arrive à Turin.—Sa correspondance avec Fouquet.—Elle fait connaître le caractère de Christine de France, duchesse de Savoie, de sa fille Marguerite et de son fils Charles-Emmanuel.—Entrevue des cours de France et de Savoie à Lyon (novembre-décembre 1658).—Cause de la rupture du mariage projeté.—Mademoiselle de Treseson reste à la cour de Savoie, où elle devient madame de Cavour.—La princesse Marguerite épouse le duc de Parme.
Fouquet protecteur des lettres et des arts.—État de la littérature après la Fronde.—Fouquet donne une pension à Pierre Corneille.—Remercîment en vers que lui adresse Pierre Corneille.—Représentation d'Œdipe (1659).—Thomas Corneille reçoit aussi des gratifications de Fouquet.—Pellisson s'attache à Fouquet.—Il le met en relation avec mademoiselle de Scudéry et les précieuses.—Caractère de cette littérature.—Lettres de mademoiselle de Scudéry à Pellisson.—Elle y montre son affection pour Pellisson et son attachement pour Fouquet.—Autres poëtes encouragés par le surintendant, Boisrobert, Gombauld, Hesnault, Loret, Scarron.—Lettre attribuée à madame Scarron; elle est apocryphe.—Lettres de madame Scarron à madame Fouquet.
Fouquet encourage Molière et la Fontaine.—Ce dernier lui offre son poëme d'Adonis.—Il reçoit une pension de Fouquet à condition de lui payer une redevance poétique.—Engagement que prend la Fontaine dans son Épître à Pellisson (1659).—Il s'acquitte du premier terme de la redevance par une ballade adressée à madame Fouquet (juillet 1659).—Quittance en vers donnée par Pellisson.—Ballade adressée, en octobre 1659, à Fouquet pour le payement du second terme.—Ballade sur la paix des Pyrénées (décembre 1659).—Insouciance et indépendance de la Fontaine; il se plaint dans une épître en vers de n'avoir pas été reçu par le surintendant.—Fouquet écoute les plaintes de la Fontaine et sa requête en faveur de sa ville natale (Château-Thierry).—La redevance poétique, à laquelle s'était engagé la Fontaine, lui devient onéreuse.—Fouquet ne lui continue pas moins sa pension.—Songe de Vaux, poëme entrepris par la Fontaine et resté inachevé.—Artistes protégés et encouragés par Fouquet.
| [I.] | Sur le nom et les armes de Fouquet. |
| [II.] | Rapport adressé par Fouquet, intendant de l'armée du nord, au cardinal Mazarin. |
| [III.] | Lettre de Mazarin à Fouquet, 30 septembre 1617. |
| [IV.] | Projet de Mazarin de faire roi de naples un prince de la maison de Savoie et d'assurer à la France la frontière des alpes. |
| [V.] | Mémoire adressé au chancelier séguier sur Fouquet par le conseiller d'état de la fosse, (6 octobre 1661). |
| [VI.] | Projet trouvé à Saint-Mandé. |
| [VII.] | Relations de madame Scarron avec Fouquet. |
| [VIII.] | Lettre autographe de mademoiselle de Treseson à Fouquet. |