[131]: Louis Lefevre de Caumartin avoit été fait chancelier en 1622, et étoit mort peu de mois après. Nous ne savons quel est l'ambitieux qui, sur sa promesse, à ce qu'il paroît, s'étoit flatté d'obtenir son héritage, et fut trompé par sa mort trop prompte.
[132]: Le siége de Montauban fut très meurtrier pour la noblesse qui combattoit dans l'armée royale. V., sur ceux qui y sucombèrent et sur les soupçons auxquels leur mort donna lieu, les Caquets de l'Accouchée, p. 159.
[133]: Le trait devient plus piquant lorsqu'on sait que M. de Schomberg étoit surintendant des finances.
[134]: Beaumarchais n'avoit en aucune façon la réputation d'honnêteté qu'on lui donne ici. Lors de la recherche des financiers, c'est contre lui et contre son gendre, La Vieuville, qu'on sévit le plus rigoureusement. On les accusoit d'avoir volé en quelques mois plus de 600,000 francs. (La Voix publique au Roy, Recueil A-Z, E, 237-241.)
[135]: Jean-François de Gondi occupoit le siége de Paris depuis un an à peu près. Sa vie, dans sa maison de Saint-Cloud, étoit bien telle qu'on la représente ici.
[136]: C'étoit une petite paroisse située rue du Marché-Neuf. On l'a démolie en 1802. Les maisons portant les nos 6 et 8 tiennent sa place.
[137]: Sans doute Jacques Du Lorens, de qui l'on a un recueil de satires. La pièce que nous donnons ici ne s'y trouve pas.
[138]: C'étoit la moustache à l'espagnole. G. Naudé, dans le Mascurat, parle des caricatures qui couroient de son temps contre les Espagnols, et où on les représentoit avec «leur nez à la judaïque, leurs moustaches recroquillées en cerceau.» Le propre du courtisan étoit, selon Auvray, de toujours
Bransler le corps, faire un cinq pas,
Trousser les crocs de sa moustache.
(Satyres du sieur Auvray, l'Escuelle, p. 232.)