[413]: On eût pu trouver lecture plus attrayante, comme, par exemple, ces contes de haulte gresse, dont certain prêtre du XVIe siècle disoit en soupirant, après les avoir lus seulement deux ou trois fois: Que n'est-ce breviaire?

[414]: Sorte d'eau-de-vie de fenouil, dont la meilleure se faisoit avec du fenouil de Florence.

[415]: Le rossoli se faisoit avec de l'eau-de-vie brûlée, du sucre et de la cannelle. Les Italiens de la cour de Marie de Médicis l'avoient mis à la mode. Le meilleur est celui dont le Dictionnaire de Trévoux donne la recette d'après Dionis. On l'appeloit rossoli du roy, parceque Louis XIV en usa pendant un temps considérable, et s'en trouva toujours fort bien.

[416]: Ce mot étoit alors bien nouveau chez nous. Il y étoit venu de la Flandre espagnole, où il désignoit une réunion, un cercle, une assemblée, de même que le mot estamiente, dont il étoit le dérivé. V. notre Histoire des Hôtelleries et Cabarets, t. 2, p. 166.

[417]: Pour se faire une idée de l'abondance gastronomique des villæ monastiques, il faut lire ce que dit, dans ses Mémoires, l'abbé Blache, des immenses provisions entassées dans les caves de Montlouis, alors maison de campagne du P. La Chaise, aujourd'hui le cimetière auquel le fameux jésuite a donné son nom. V. Revue rétrospect., 1re série, t. 1, et Journal des Débats, 8 juillet 1836.

[418]: Ce mot, d'où dérive directement l'adjectif séculier, se disoit pour monde en morale, par opposition à céleste et à spirituel. (Dict. de Trévoux.)—Cette expression étoit déjà employée au XVe siècle. «Celle bonne dame, lit-on au chapitre 25e du Livre du chevalier de la Tour-Landry, estoit jeune et avoit bien le cuer au siècle, et chantoist et dansoyt voulentiers.» (Edition elzevirienne, donnée par M. de Montaiglon, Paris, 1854, p. 55.)

[419]: On sait que, dans les colléges de jésuites, il étoit d'usage de donner, à certaines occasions, des représentations dramatiques, des tragédies, des comédies, même des opéras, puisque celui de Jonathas fut écrit par Carpentier pour le collége des jésuites de Paris. C'étaient les élèves qui jouoient et qui chantoient les rôles; à chaque distribution, il y avoit un prix pour celui qui avoit le mieux fait son personnage. Le livre donné en récompense portoit cette mention: Alumnus... pro bene actam personam... præmium feret. Il en résulta que ces colléges de jésuites furent ce qu'est à peu près aujourd'hui notre Conservatoire. Une foule de bons chanteurs et de bons comédiens en sortirent, notamment Molière, Dancourt, Tribou de l'Opéra, et beaucoup d'autres dont les jésuites du collége de Clermont, à Paris, préparèrent la vocation, sauf à les faire excommunier lorsqu'ils prouvèrent trop bien qu'ils étoient leurs dignes élèves.—Il est dit ici que les religieux avoient droit de dresser théâtre, etc., et c'est à tort. La comédie n'étoit permise chez eux que par tolérance, en depit même de l'article 80 d'une ordonnance rendue à Blois en 1579, par laquelle toute espèce de comédies, même les petites représentations des bucoliques et des églogues, leur étoient interdites. Il est vrai que l'ordonnance ne fut jamais exécutée. On peut voir, sur ces spectacles des colléges, les Mémoires de Bassompierre, sous la date du lundi 7 septembre 1619; les Aventures de Francion, liv. 4; Lémontey, Hist. de la régence, t. 2, p. 350.

[420]: La science troisième ou moyenne, selon les théologiens, celle, disent-ils, par laquelle Dieu connoît ce que les anges et les hommes feroient en certains cas, en certaines circonstances, s'il avoit résolu de les y mettre.

[421]: le fameux jésuite espagnol Louis Molina, dont le livre De la concorde de la grâce et du libre arbitre (Lisbonne, 1588, in-4) suscita les fameuses disputes sur la grâce et sur la prédestination. Molina, apôtre des Molinistes, étoit mort à Madrid le 12 octobre 1600.

[422]: Le coutre ou coustre étoit celui qui avoit le soin de sonner les cloches et qui étoit gardien (custos, d'où son nom) des clefs de l'église. V. Ménage, Hist. de Sablé, liv. 2, chap. 3.