[313]: Voilà un souvenir du Cyrus, où les Massagètes et leur reine tiennent une si belle place, qui n'est pas hors de propos dans une pièce sur les précieuses.

[314]: V., sur ces hauts talons, qu'on appeloit talons à pont-levis, une note de notre tome 3, p. 261.

[315]: Amilcar est le personnage plaisant, ou du moins prétendant l'être, du roman de Clélie. On disoit, comme ici, être un Amilcar, pour dire être enjoué. (Grand Dictionnaire des Precieuses, Paris, 1660, p. 21.)

[316]: Il avoit couru dans le commencement du siècle, et peut-être couroit-il encore, une chanson dont Molière a bien pu s'inspirer pour ce burlesque madrigal. La voici telle que nous l'avons trouvée dans la Fleur des chansons nouvelles, Paris, 1614, in-12, p. 385:

Ah! je le voy, je le voy;
Arrestez-le, mes amis.
Dans ce logis il s'est mis,
La dame l'aime, je croy.
Son sein est le receleur
De ses larcins entrepris.
O voleur! ô voleur! ô voleur!
Rends-moy mon cœur, que tu m'as pris.

Dame, ne te fie en luy:
Il te fera comme à moy;
Un larron n'a point de foy,
Il ne faut prendre aujourd'huy.
Rends-le donc pour ton honneur,
Ou je crierai à hauts cris:
O voleur! ô voleur! ô voleur!
Rends-moy mon cœur, que tu m'as pris.

Aucun commentateur de Molière n'avoit encore retrouvé cette chanson, qu'il est si à propos, selon moi, de rapprocher du madrigal de Mascarille; aucun non plus n'a rappelé certain couplet de cantique dans lequel l'abbé Pellegrin trouve moyen d'être sérieusement, dévotement, plus bouffon que le grotesque marquis. Il se chante sur l'air: Loin de moi, vains soupirs:

Au voleur! au voleur!
Jesus me derobe le cœur,
Et je ne saurois le reprendre.
Ah! ah! ah! que me sert-il de crier?
Il entend si bien son metier
Que l'on ne sauroit s'en defendre.

(Cantiques de l'abbé Pellegrin, Lille, 1718, in-8, p. 32.)

[317]: Le duc d'Alençon, frère de Henri III, dont il avoit repris depuis très peu de temps le titre de duc d'Anjou. Il commandoit l'armée catholique, et l'on va voir par ce qui est ici raconté que les soldats n'étoient pas des plus dévots pour la foi qu'ils défendoient. On n'eut pas fait pis dans le camp des huguenots.