[398]: Le P. Sanlecque, dans sa Satire à une mère coquette, a dit:

Que ta fille jamais n'aille dans le saint lieu
Quester des cœurs pour elle et des deniers pour Dieu.

[399]: Cette petite église se trouvoit rue de la Barillerie, en face du Palais. La salle du Prado, qui fut d'abord le théâtre de la Cité, occupe son emplacement. On avoit beaucoup souffert des troubles dans ce quartier, où se faisoit le commerce des objets de luxe. Le 19 juin 1652, il y eut une requête présentée au Parlement par les marchands, bourgeois et artisans «demeurant tant sur le pont Saint-Michel, au Change, rue de la Barillerie et ès environs du Palais et lieux adjacens, pour qu'on les dechargeat «des loyers qu'ils pourroient «debvoir du terme de Noël à Pasques». Ils donnent pour raison que, «leur traficq ordinaire... ayant cessé, comme il est notoire, ils sont reduits à une disette extrême, joint que la plupart du temps leurs boutiques sont fermées, estant obligés d'avoir les armes sur le dos et faire garde aux portes.» Cette requête a été publiée dans toute sa teneur par l'Investigateur, journal de l'Institut historique, avril 1841, p. 133-134.

[400]: Cette ville, qui n'est qu'à trente-cinq lieues de Paris, ayant été prise en 1636, la terreur des Parisiens, qui voyoient déjà l'ennemi à leurs portes, avoit été grande. Tout le monde s'étoit armé, et Paris avoit eu bientôt sur pied près de vingt mille hommes, presque, tous laquais ou apprentis. Ceux-ci, que les maîtres avoient été obligés de congédier en vertu de l'arrêt du 13 août, et qui n'avoient plus d'emploi comme artisans, en avoient ainsi retrouvé comme soldats. Les clercs des procureurs et les commis avoient aussi été équipés en guerre. «L'armée de Corbie, dit Tallemant, obligea chaque porte cochère de fournir un cavalier. Mon père équipa un de ses commis pour cela.» (Historiettes, 1re édit., t. 5, p. 151.) V. aussi plus haut, p. [7], note. C'est à ce grand armement que notre armurière avoit fait la fortune qu'on lui reproche ici.

[401]: Le commerce des marchands de malles est celui qui a toujours prospéré le mieux en ces temps de troubles et de paniques, où tant de gens n'ont que la bravoure de la fuite. Dans le Bourgeois de Paris, pièce d'à-propos en cinq actes jouée au Gymnase, et l'une des meilleures que la révolution de 1848 ait inspirées, l'un des bons rôles est pour un layetier, dont la frayeur des gens pressés de faire leurs malles a de même achalandé la boutique.

[402]: Si les cabaretiers de la ville étoient parmi les contents, ceux de la banlieue étoient du parti contraire: ainsi la Durié, la fameuse tavernière de Saint-Cloud. Une mazarinade nous a conté ses doléances, les Lamentations de la Durié de Saint-Cloux, touchant le siège de Paris, Paris, 1649, in-4. V. sur elle une note de notre édit. du Roman bourgeois, p. 86.

[403]: Bimbelotiers, marchands de jouets, bimbale, comme disent les Italiens.

[404]: Il est question de cette misère des filles de joie dans un grand nombre de Mazarinades. Nous citerons seulement: Ambassade burlesque des filles de joie au cardinal; Dialogue de dame Perrette et de Jeanne la Crotée sur les malheurs du temps et le rabais de leur metier; L'Etat déplorable des femmes d'amour de Paris, la harangue de leur ambassadeur au cardinal Mazarin, et son succès; La famine, ou les Putains à cul, par le sieur de la Valise, chevalier de la Treille, etc...

[405]: «Envoyer quelqu'un au berniquet, c'est-à-dire le ruiner.» (Leroux, Dict. comique.) Le berniquet est le bahut où les meuniers mettent le son. A l'homme ruiné qui n'a plus de pain sur la planche, il ne reste que la ressource d'aller au berniquet.

[406]: Les moulins qui étoient amarrés sous le pont au Change et sous le pont Notre-Dame. Ils avoient beaucoup souffert des inondations de la Seine de 1636 à 1641.