TABLE DES MATIÈRES
CONTENUES DANS CE VOLUME.
- [1.] Les Triolets du temps. 1649 [5]
- [2.] Discours sur la mort du chapelier [31]
- [3.] Reglement d'accord sur la preference des savetiers cordonniers [41]
- [4.] L'Œuf de Pasques ou pascal, à M. le lieutenant civil, par Jacques de Fonteny [59]
- [5.] Catechisme des Courtisans, ou les Questions de la cour et autres galanteries [75]
- [6.] Exil de Mardy-Gras [97]
- [7.] Ordre à tenir pour la visite des pauvres honteux [127]
- [8.] L'Anatomie d'un Nez a la mode, dédié aux bons beuveurs [133]
- [9.] Extrait de l'inventaire qui s'est trouvé dans les coffres de M. le chevalier de Guise, par Mlle d'Entraigue, et mis en lumière par M. de Bassompierre [147]
- [10.] Les nouvelles admirables lesquelles ont envoyées les patrons des gallées qui ont esté transportées du vent en plusieurs et divers pays et ysles de la mer, et principalement ès parties des Yndes [159]
- [11.] Le Gan de Jan Godard, Parisien [173]
- [12.] Discours de deux marchants fripiers et de deux tailleurs, avec les propos qu'ils ont tenu touchant leur estat [189]
- [13.] Discours admirable d'un magicien de la ville de Moulins qui avoit un demon dans une phiole, condamné d'estre bruslé tout vif par arrest de la Cour de Parlement [199]
- [14.] Vraye Pronostication de Me Gonin pour les mal-mariez, plates-bourses et morfondus, et leur repentir [209]
- [15.] La misère des apprentis imprimeurs, appliquée par le detail à chaque fonction de ce penible estat [225]
- [16.] Arrest de la Cour de Parlement qui fait deffenses à tous pastissiers et boulangers de fabriquer ni vendre, à l'occasion de la feste des Rois, aucuns gasteaux [239]
- [17.] La Maltote des Cuisinières, ou la Manière de bien ferrer la mule [243]
- [18.] Cas merveilleux d'un bastelier de Londres, lequel, sous ombre de passer les passans outre la rivière de Thames, les estrangloit [259]
- [19.] Les de Relais, ou le Purgatoire des bouchers, poulayers, paticiers, cuisiniers, joueurs d'instrumens, comiques et autres gens de mesme farine [263]
- [20.] Discours de la mort de très haute et très illustre princesse madame Marie Stuard, royne d'Escosse [279]
- [21.] L'Onozandre, ou le Grossier, Satyre [291]
- [22.] Le Conseil tenu en une assemblée des dames et bourgeoises de Paris [299]
- [23.] Vengeance des femmes contre les hommes [311]
- [24.] Ballet nouvellement dansé à Fontaine-Bleau par les dames d'amour. Ensemble leurs complaintes adressées aux courtisanes de Vénus à Paris [321]
- [25.] Satyre contre l'indecence des questeuses [331]
- [26.] Les contens et mescontens sur le sujet du temps [335]
- [27.] Vers pour Monseigneur le Dauphin au sujet d'une aventure arrivée entre lui et le petit Brancas [353]
- [28.] La Vraye Pierre philosophale, ou le moyen de devenir riche à bon conte [359]
Notes
[1]: Cette Mazarinade, faite sous une forme qui fut très employée alors, mais rarement avec une verve aussi soutenue, passe pour être d'un prêtre nommé Jean Duval, à qui l'on attribue aussi le Parlement de Pontoise (1652), et qui mourut le 12 décembre 1680. Il se pourroit pourtant que Jean Duval n'y fût pour rien, et que le véritable auteur fût Marigny. Il est du moins certain que quelques uns de ces triolets, sinon tous, sont de ce dernier. Nous les noterons au passage. Sautereau de Marty, dans son Nouveau siècle de Louis XIV, t. 1, p. 153, etc., a donné cette pièce presque tout entière; M. Moreau, dans son Choix de Mazarinades, t. 1, p. 416, n'en a reproduit que vingt-cinq triolets. Il lui donne la date du 4 mars 1649. Il nous dit aussi, dans son excellente Bibliographie des Mazarinades, t. 3, p. 226, no 3859, qu'il y en eut une 2e édition, s. l. n. d., in-4 de 8 p.
[2]: Chaque maison devoit fournir un soldat. Celles qui étoient à porte cochère étoient tenues d'armer un cavalier. C'est ce que Richelieu avoit déjà ordonné en 1636, l'année de Corbie, comme on disoit, parceque les Espagnols, ayant pris cette ville, menaçoient de près Paris. V. Mém. de Monglat, collect. Petitot, 2e série, t. 49, p. 128, et Tallemant, 1re édit., t. 5, p. 51. L'arrêté du conseil de ville qui avoit renouvelé cette mesure étoit du 12 janvier 1649; on lit dans le Courrier burlesque de la guerre de Paris:
Le mardi, le conseil de ville
Fit un règlement fort utile,
Savoir que, pour lever soldats,
Tant de pied comme sur dadas,
L'on taxeroit toutes les portes,
Petites, grandes, foibles, fortes;
Que la cochère fourniroit
Tant que le blocus dureroit
Un bon cheval avec un homme,
Ou qu'elle donneroit la somme
De quinze pistoles de poids,
Payables la première fois;
Les petites un mousquetaire
Ou trois pistoles pour en faire.
Pièces à la suite des Mémoires du cardinal de Retz, Amsterdam, 1712, in-12., t. 1, p. 270.
[3]: Gondi, le coadjuteur. On jouoit volontiers, à propos de lui, sur le mot pasteur, comme dans ce couplet, que nous avons trouvé parmi les triolets de S.-Germain, et, avec quelques changements, dans un recueil de chansons dont M. Laverdet possède le manuscrit, tout entier de la main de Bussy-Rabutin. Nous citons d'après cette curieuse copie:
Monsieur notre coadjuteur
Quitte la crosse et prend la fronde,
Ayant sceu qu'un petit pasteur,
Monsieur notre coadjuteur.
Pour avoir été bon frondeur
Devint le plus grand roi du monde,
Monsieur notre coadjuteur.