TABLE DES MATIÈRES
CONTENUES DANS CE VOLUME.

Notes

[1]: Cette Mazarinade, faite sous une forme qui fut très employée alors, mais rarement avec une verve aussi soutenue, passe pour être d'un prêtre nommé Jean Duval, à qui l'on attribue aussi le Parlement de Pontoise (1652), et qui mourut le 12 décembre 1680. Il se pourroit pourtant que Jean Duval n'y fût pour rien, et que le véritable auteur fût Marigny. Il est du moins certain que quelques uns de ces triolets, sinon tous, sont de ce dernier. Nous les noterons au passage. Sautereau de Marty, dans son Nouveau siècle de Louis XIV, t. 1, p. 153, etc., a donné cette pièce presque tout entière; M. Moreau, dans son Choix de Mazarinades, t. 1, p. 416, n'en a reproduit que vingt-cinq triolets. Il lui donne la date du 4 mars 1649. Il nous dit aussi, dans son excellente Bibliographie des Mazarinades, t. 3, p. 226, no 3859, qu'il y en eut une 2e édition, s. l. n. d., in-4 de 8 p.

[2]: Chaque maison devoit fournir un soldat. Celles qui étoient à porte cochère étoient tenues d'armer un cavalier. C'est ce que Richelieu avoit déjà ordonné en 1636, l'année de Corbie, comme on disoit, parceque les Espagnols, ayant pris cette ville, menaçoient de près Paris. V. Mém. de Monglat, collect. Petitot, 2e série, t. 49, p. 128, et Tallemant, 1re édit., t. 5, p. 51. L'arrêté du conseil de ville qui avoit renouvelé cette mesure étoit du 12 janvier 1649; on lit dans le Courrier burlesque de la guerre de Paris:

Le mardi, le conseil de ville
Fit un règlement fort utile,
Savoir que, pour lever soldats,
Tant de pied comme sur dadas,
L'on taxeroit toutes les portes,
Petites, grandes, foibles, fortes;
Que la cochère fourniroit
Tant que le blocus dureroit
Un bon cheval avec un homme,
Ou qu'elle donneroit la somme
De quinze pistoles de poids,
Payables la première fois;
Les petites un mousquetaire
Ou trois pistoles pour en faire.

Pièces à la suite des Mémoires du cardinal de Retz, Amsterdam, 1712, in-12., t. 1, p. 270.

[3]: Gondi, le coadjuteur. On jouoit volontiers, à propos de lui, sur le mot pasteur, comme dans ce couplet, que nous avons trouvé parmi les triolets de S.-Germain, et, avec quelques changements, dans un recueil de chansons dont M. Laverdet possède le manuscrit, tout entier de la main de Bussy-Rabutin. Nous citons d'après cette curieuse copie:

Monsieur notre coadjuteur
Quitte la crosse et prend la fronde,
Ayant sceu qu'un petit pasteur,
Monsieur notre coadjuteur.
Pour avoir été bon frondeur
Devint le plus grand roi du monde,
Monsieur notre coadjuteur.