[428]: Cette Mazarinade est des plus rares, de l'aveu de M. Moreau (Bibliographie des Mazarinades, t. 1, p. 401, no 1371).

[429]: Types de la comédie italienne, comme Polichinelle et Brigantin, nommés tout à l'heure. Ils balançoient le succès de l'hôtel de Bourgogne, et même le surpassoient, selon Sarazin (Œuvres, 1696, in-8o, p. 386), et de l'aveu de Tallemant (édit. in-12, t. 10, p. 50). Quant à Dupas, je n'en puis rien dire.

[430]: Pierre Le Messier, dit Belle-Rose, acteur de l'hôtel de Bourgogne. Il jouoit la farce et la tragédie. Ainsi, c'est lui qui créa le rôle de Cinna (Hist. du Th. franç. par les fr. Parfaict, t. 5, p. 24). Sur la fin de sa vie, il se fit dévot, céda sa place à Floridor, et se retira (Tallemant, in-12, t. 10, p. 49). Il mourut en 1670 (Robinet, Gazette du 25 janvier 1670).

[431]: Chanteurs des chansons appelées rocantins, espèces de vaudevilles satiriques. V. la Comédie des Chansons, Ancien théâtre, t. 9, p. 137. Le rocantin d'ordinaire n'avoit que quatre vers; en voici un couplet à l'adresse des dandys du temps:

Ces garçons font mille courses
Et cinq sols n'auront en bourse
Bien souvent, pour le certain;
C'est l'avis du Rocantin.

(Le Cabinet des Chansons, 1631, in-12, p. 71.)

[432]: Autre acteur de l'hôtel de Bourgogne, qui passa ensuite dans la troupe de Molière. V. Tallemant, in-12, t. 4, p. 227, et 10, p. 50.

[433]: C'étoit une des plus célèbres parmi celles à qui l'on s'adresse ici. Plusieurs Mazarinades portent son nom: Lettre de la petite Nichon du Marais à M. le Prince de Condé, à Saint-Germain, 1649, in-4; Lettre de réplique de la petite Nichon du Marais à M. le Prince de Condé, à Saint-Germain, 1649, in-4; Le Réveil-matin des curieux touchant les regrets de la petite Nichon, poème burlesque sur l'emprisonnement des Princes, 1650, in-4.

[434]: C'est ce qu'on appeloit aussi au semonneur d'enterrement. V. Roman bourgeois, édit. elzevir., p. 225, note.

[435]: De toute la liste, il n'y a que celle-ci dont le nom soit resté. Elle est nommée par Boileau dans la 4e Satire, v. 33, et nous la retrouvons dans le Courrier burlesque de la paix de Paris. (V. les Courriers de la Fronde, édit. C. Moreau, t. 2, p. 356.) D'après le vers de Boileau, il paroît qu'elle finit par se marier, et la note que Brossette a mise sur ce passage nous apprend que les seigneurs de ce temps-là ne firent nulle part de débauches plus scandaleuses que chez elle.