Le 8e d'octobre 1687, Vendredi, on a donné la question dans la tour de Crest à deux jeunes garsons de Gigors[301], à un de Monclar, par estre acusés d'avoir été au presche dans les montagnes de Gigors.
Le 9e d'octobre 1687, Samedi, on a pandu une fame de Belfort, qu'on tenoit en prison à Crest, acusée d'avoir esté à l'asamblée du prêche.
Le 11 d'octobre 1687, Lundy, on sorty de la prison un jeune garson, fils d'une pouvre veuve du lieu de Crupie[302], qu'on a pandu le sus dit jour, acusé d'avoir esté à l'asamblée pour precher.
Le 7e d'avril 1686, Michel R., mon fils, m'a quité pour s'analer à Lion, et de là à Genève, pour fait de religion.
Le 12 mai 1686, Isabiau Gounon, ma fame, m'a quité pour aler à Lion, et de là s'en est alée à Genève[303].
Le 29 novembre 1688, jour de saint André, l'on a fait le feu de joy pour la prise de Felisbourg par Monseigneur le Dauphin, avec grant réjouissance.
Le 6e faivrier 1689, le lieutenant de la compagnie de Monsieur de Mariane, cavaliers logés en Alès, a été dans ma grange de Lille à l'eure de dix après midy, accompagné de six cavaliers et du sieur Lambert, chatelain dudit Alès, et de M. de Fages, disant avoir été averti d'avoir asamblé de monde en ma dite grange pour fait de religion, ce qui etoit faux.
Dieu me garde de faux temoins et de la main de la justice!
S. Monier, de Dieulefit, avec un homme qui est aveugle, de Bordiaux, ont été pandus à Valence, pour acusé du crime d'asamblée.
On a pandu deux hommes de Tiaron à Valance, dans le mois de faivrier 1689, pour être acusé du même crime.